{"id":3949,"date":"2025-03-20T17:11:29","date_gmt":"2025-03-20T17:11:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gabriele-engelhardt.com\/photo-ou-sculpture-florian-steininger"},"modified":"2025-07-24T18:20:20","modified_gmt":"2025-07-24T18:20:20","slug":"photo-ou-sculpture-florian-steininger","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.gabriele-engelhardt.com\/fr\/photo-ou-sculpture-florian-steininger","title":{"rendered":"Photo ou sculpture ? - Florian Steininger"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"3949\" class=\"elementor elementor-3949 elementor-2764\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-ab29ed3 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"ab29ed3\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-a7e35a7 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"a7e35a7\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-bb7d1ea elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"bb7d1ea\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><strong>Photo ou sculpture ?<\/strong><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-f17c134 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"f17c134\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><strong>L'artiste allemande Gabriele Engelhardt associe dans son travail la photographie et la sculpture. Pour sa s\u00e9rie \u00ab\u00a0Kremser Berge\u00a0\u00bb, elle a photographi\u00e9 des montagnes de mat\u00e9riaux dans la zone portuaire de Krems et a assembl\u00e9 ces photos en collages num\u00e9riques. <\/strong><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e5b9dcb elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"e5b9dcb\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"text-module__content\"><p><strong>Florian Steininger, directeur de la Kunsthalle Krems et commissaire de l'exposition, s'est entretenu avec l'artiste sur son approche sculpturale de la photographie.<\/strong><\/p><\/div><div class=\"spacer\"> <\/div>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-48fda02 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"48fda02\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"text-module__content\"><p><strong>Comment \u00eates-vous venu \u00e0 la photographie ?<\/strong><\/p><p>J'ai grandi dans une famille de photographes. Mon p\u00e8re \u00e9tait photographe de reproduction, ma m\u00e8re \u00e9tait laborantine en photographie. Je pense que cela s'est inscrit dans mon ADN. Nous avions notre propre laboratoire \u00e0 la maison, o\u00f9 j'ai d\u00e9velopp\u00e9 des images d\u00e8s mon enfance. L'odeur de la chimie des r\u00e9v\u00e9lateurs est pour moi synonyme de maison.<\/p><p>\u00a0<\/p><div class=\"text-cell cell small-12 medium-8\"><p><strong>Vos images de montagne ressemblent \u00e0 des photographies objectives et documentaires, mais ce n'est pas le cas. Tu utilises un proc\u00e9d\u00e9 de collage num\u00e9rique, en juxtaposant, superposant et juxtaposant des photos individuelles. Vous consid\u00e9rez-vous comme un photographe ou comme un cr\u00e9ateur d'images ? <\/strong><\/p><p>D'un point de vue strictement scientifique, la photographie num\u00e9rique n'est plus une photographie au sens classique du terme : par d\u00e9finition, elle n\u00e9cessite un appareil photo avec un film et un proc\u00e9d\u00e9 chimique pour produire les images. Je me consid\u00e8re d\u00e9j\u00e0 comme un photographe, mais je travaille avec les donn\u00e9es comme les sculpteurs le font avec l'argile ou le pl\u00e2tre. Je transforme ces donn\u00e9es brutes en images. En fait, je \u00ab\u00a0palpe\u00a0\u00bb les objets en les photographiant et j'assemble ensuite les diff\u00e9rents niveaux de nettet\u00e9. Lorsque je travaille avec un appareil photo num\u00e9rique, je n'ai qu'un seul plan de nettet\u00e9 par prise de vue. Le processus num\u00e9rique me permet de cr\u00e9er une image nette de bout en bout \u00e0 partir de ces prises de vue. Cette juxtaposition de fragments individuels est comme une mod\u00e9lisation avec des donn\u00e9es brutes. Ce sont en fait des notions qui viennent de la sculpture. Le sculpteur enl\u00e8ve ou ajoute des mat\u00e9riaux, et c'est ce que je fais avec les photos. On pourrait penser que mes travaux sont des photos documentaires, mais ce n'est pas le cas. Je p\u00e9tris, je ponce, je mod\u00e8le ensuite pour en faire une sculpture photographique.<\/p><p>\u00a0<\/p><\/div><div class=\"text-module__content\"><p><strong>Vos images imitent les paysages. Un tas de sable devient une cha\u00eene de montagnes, une montagne de sel un imposant glacier, des amas d'asphalte une montagne tabulaire panoramique. La photographie est-elle pour vous plus une fiction qu'un documentaire ? <\/strong><\/p><p>Disons que la fiction serait un peu trop pouss\u00e9e, c'est un jeu avec la r\u00e9alit\u00e9. Je n'invente pas ces tas, ils existent r\u00e9ellement. J'ai besoin de cette montagne, par exemple Sandberg, et sur cette base, je produis une montagne de sable num\u00e9rique. Celui-ci a certes encore quelque chose \u00e0 voir avec l'original, mais il a subi un processus de transformation. Le spectateur a l'impression que ce qu'il voit est r\u00e9el, mais ce n'est pas le cas. Les images ressemblent \u00e0 des photos.<\/p><p>Le collage pr\u00e9sente quelques avantages d\u00e9cisifs : Si je prends une montagne avec une seule photo, j'ai <i>un<\/i> centre d'image, un centre d'image en perspective centrale. Avec le collage, j'ai au final une r\u00e9union de centaines de fragments en perspective centrale. Cela cr\u00e9e \u00e0 tous les endroits de l'image le sentiment que c'est l\u00e0 le centre de l'image. Ce proc\u00e9d\u00e9 existait d\u00e9j\u00e0 dans la peinture de la Renaissance. Ici, il s'agit de combiner la sculpture et la photographie et d'essayer de cr\u00e9er de la plasticit\u00e9 sur un plan bidimensionnel. Ce qui est frappant dans les \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es ici \u00e0 la Kunsthalle, c'est qu'elles ressemblent \u00e0 des sculptures, elles sont totalement pr\u00e9sentes, elles semblent hyperr\u00e9elles et sublimes.<\/p><p>\u00a0<\/p><\/div><p><strong>Des montagnes de ferraille t\u00e9moignent de la salet\u00e9 et des d\u00e9chets. De la ferraille, estamp\u00e9e, compress\u00e9e, \u00e9cras\u00e9e, est d\u00e9pos\u00e9e \u00e0 grande \u00e9chelle. Vos images de la <\/strong><i><strong>Montagnes de Krems<\/strong><\/i><strong> - c'est-\u00e0-dire l'accumulation de ces mat\u00e9riaux bruts et s\u00e9par\u00e9s - sont toutefois tr\u00e8s esth\u00e9tiques. Consid\u00e9rez-vous votre art comme une transformation de la r\u00e9alit\u00e9 en quelque chose d'artificiel ? <\/strong><\/p><p>Du moins, c'est le produit final, mais jamais mon intention. Les mati\u00e8res premi\u00e8res, quelles qu'elles soient, m'int\u00e9ressent du point de vue d'une sculptrice. Celle-ci travaille avec des mat\u00e9riaux. Ce que j'ai devant moi, c'est du mat\u00e9riel. Je transforme ce mat\u00e9riau \u00e0 un niveau photographique. Non pas dans l'id\u00e9e d'en faire quelque chose <i>de beau<\/i>, mais de montrer l'objet dans tous ses d\u00e9tails, de rendre le mat\u00e9riau lisible. Je regarde mes <i>montagnes<\/i> et je trouve dans le d\u00e9tail des indices de notre civilisation. La <i>Grande montagne de ferraille<\/i> de l'exposition - il y a de tout : du s\u00e9choir \u00e0 linge, de la voiture, du v\u00e9lo et du train. Quelle folie : nous finirons tous un jour sur un tel tas, c'est la fin de l'usage. Il y a toute notre vie l\u00e0-dedans. Ces tas sont le t\u00e9moignage de notre vie, tout ce que nous jetons finit sur un tel tas.<\/p><p>\u00a0<\/p><\/div><p><strong>Claude Monet a peint des meules de foin en s\u00e9rie dans diff\u00e9rentes ambiances lumineuses. Vous travaillez aussi toujours en s\u00e9rie, mais au lieu de tas de foin, vous travaillez avec des tas de ferraille. Vois-tu un lien ? <\/strong><\/p><p>Je trouve cette comparaison super. Monet devait avoir un probl\u00e8me similaire au mien. Il voulait capturer diff\u00e9rentes ambiances lumineuses. Pour obtenir une impression aussi proche de la r\u00e9alit\u00e9 que possible et repr\u00e9senter correctement la lumi\u00e8re, il devait se d\u00e9p\u00eacher. Dans mon cas, la lumi\u00e8re est devenue un \u00e9l\u00e9ment perturbateur bienvenu. Il me faut plusieurs heures pour photographier un sujet. Pendant ce temps, les conditions d'\u00e9clairage changent naturellement. Par exemple, dans le cas de mon <i>Grand Ringeberg<\/i>, vous remarquez que la montagne est sombre sur la droite et claire sur la gauche. On voit de la lumi\u00e8re \u00e0 des endroits o\u00f9 il ne devrait pas y en avoir. Cela est d\u00fb aux diff\u00e9rentes ambiances lumineuses. Les observateurs attentifs remarquent parfois que quelque chose ne va pas ou ne peut pas \u00eatre r\u00e9el.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><strong>Tu as pass\u00e9 deux mois \u00e0 Kremes en 2022 dans le cadre de AIR - ARTIST IN RESIDENCE Basse-Autriche. C'est dans la zone industrielle de la zone portuaire que tu as ensuite <\/strong><i><strong>Montagnes de Krems<\/strong><\/i><strong> est tomb\u00e9e. Une co\u00efncidence ? <\/strong><\/p><p>Non, c'\u00e9tait un calcul tr\u00e8s dur. J'ai choisi un lieu de bourse avec un port. Il n'y a pas beaucoup d'endroits o\u00f9 j'aurais eu de telles possibilit\u00e9s, Krems \u00e9tait tout simplement parfait, ce devait \u00eatre mon lieu.<\/p><div class=\"text-module__content\"><div class=\"text-module__content\">\u00a0<\/div><\/div>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-f8c2dde e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"f8c2dde\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-397d4f2 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"397d4f2\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><strong>Photo or sculpture?<\/strong><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-d193964 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"d193964\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>The german artist Gabriele Engelhardt combines photography with sculpture in her work. For her \u2018Kremser Berge\u2019 series, she photographed mountains of material in the Krems harbour area and assembled these photos into digital collages.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-78458f9 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"78458f9\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Florian Steininger, director of the Kunsthalle Krems and curator of the exhibition, spoke to the artist about her sculptural approach to photography.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-5014961 elementor-widget__width-initial elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"5014961\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-5014961 elementor-widget__width-initial elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"5014961\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\"><div class=\"elementor-widget-container\"><p><strong>How did you get into photography?<\/strong><\/p><p>I grew up in a photographic family. My father was a repro photographer and my mother was a photo lab technician. I think that was written into my DNA. We had our own lab at home, where I developed images as a child. The smell of developing chemicals means home to me.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><strong>Your mountain pictures look like factual documentary photographs, but they are not. You work in a digital collage process by arranging, overlapping and juxtaposing individual photos. Do you see yourself as a photographer or an image maker?<\/strong><\/p><p>From a strictly scientific point of view, digital photography is no longer photography in the classic sense: by definition, it requires a camera with film and a chemical process to produce the images. In the long term, I would describe myself as a photographer, but I work with the data in the same way that sculptors work with clay or plaster. I model this raw data into images. Basically, I \u2018scan\u2019 objects photographically and then put together the different levels of sharpness. When I work with a digital camera, I only ever have one focal plane in the image per shot. In the digital process, I use these shots to create an image that is sharp from front to back. This stringing together of the individual fragments is like modelling with raw data. These are actually concepts that come from sculpture. The sculptor takes material away or adds it and that\u2019s how I do it with the photos too. You might think that my works are documentary photographs, but that\u2019s not the case. I knead and grind and model afterwards to make a photographic sculpture out of it.<\/p><\/div><p>\u00a0<\/p><div class=\"elementor-widget-container\"><div class=\"text-module__content\"><p><strong>Your pictures imitate landscapes. A pile of sand becomes a mountain range, a salt mountain becomes a mighty glacier, piles of tarmac become a panoramic table mountain. Is photography more fiction than documentation for you?<\/strong><\/p><p>Let\u2019s put it this way: fiction would be going too far, it\u2019s a game with reality. I don\u2019t invent these mountains, they actually exist. I need this mountain, for example Sandberg, on the basis of which I produce a digital Sandberg. Although this still has something to do with the original, it has undergone a transformation process. The viewer has the feeling that what they see is real, but it is not. The pictures look like photos.<\/p><p>Collaging has a few decisive advantages: If I take a picture of a mountain with just one photo, I have a centre, a central perspective centre. With the collage process, I end up with a combination of hundreds of fragments in central perspective. This creates the feeling at all points in the picture that it is the centre of the picture. This technique was already used in painting during the Renaissance. This is a combination of sculpture and photography and an attempt to create plasticity on a two-dimensional plane. The captivating thing about the works on show here in the Kunsthalle is that they look like sculptures that are totally present, they seem hyperreal and sublime.<\/p><p>\u00a0<\/p><\/div><p><strong>Mountains of scrap bear witness to dirt and waste. Scrap metal, punched, pressed, crushed, is dumped on a grand scale. However, your pictures of the Krems mountains \u2013 the piles of these raw, separated materials \u2013 are highly aesthetic. Do you see your art as a transformation of reality into something artificial?<\/strong><\/p><p>At least it is the end product, but never my intention. The raw materials, no matter what they are, interest me from the perspective of a sculptor. She works with material. What I have in front of me is material. I transform this material on a photographic level. Not with the idea of making something beautiful out of it, but to show the object in all its details, to make the material legible. I look at my mountains and find references to our civilisation in the details. The big pile of scrap in the exhibition \u2013 it contains everything from a clothes horse to a car, a bicycle and a train. What madness: we will all end up in a pile like this one day, it\u2019s the end of use. Our whole life is in there. These piles are evidence of our lives, everything we throw away ends up in a pile like this.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><strong>Claude Monet painted serial haystacks in different lighting moods. You also always work in series, but with scrap heaps instead of haystacks. Do you see a connection here?<\/strong><\/p><p>I think this comparison is great. Monet probably had a similar problem to me. He wanted to capture different moods of light. In order to get this impression as close to reality as possible and to depict the light correctly, he had to work quite quickly. In my case, the light is now a welcome disruptive factor. I need several hours to photograph a subject. During this time, the lighting conditions naturally change. With my Gro\u00dfer Ringeberg, for example, you notice that the mountain is dark on the right and light on the left. You can see light in places where there shouldn\u2019t actually be any. This is due to the different lighting moods. Observant viewers sometimes realise that something is wrong here, or that it can\u2019t be real.<\/p><p>\u00a0<\/p><p><strong>You spent two months in Kremes in 2022 as part of AIR \u2013 ARTIST IN RESIDENCE Lower Austria. You then came across your Krems mountains in the industrial area in the harbour area. Was that a coincidence?<\/strong><\/p><p>No, that was a very hard calculation. I specifically looked for a scholarship location where there was a harbour. There aren\u2019t many places where I would have had such opportunities, Krems was just perfect, it was supposed to be my place.<\/p><\/div><\/div>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e3f3c66 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"e3f3c66\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Photo ou sculpture ? L'artiste allemande Gabriele Engelhardt associe dans son travail la photographie et la sculpture. Pour sa s\u00e9rie \u00ab\u00a0Kremser Berge\u00a0\u00bb, elle a photographi\u00e9 des montagnes de mat\u00e9riaux dans la zone portuaire de Krems et a assembl\u00e9 ces photos en collages num\u00e9riques. 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